La Rue Aux Enfants de la Tribu

Toujours ce 26 Mai 2013… au bord de la Seine au dents d’Ourcq sauvage et polissonne.

Voilà l’histoire, la vraie, celle qui a marqué la poussière d’étoiles de ses murmures, celle qui a révolté l’âme des tendres astéroïdes et qui a adouci la pluie de météorites aux alentours du Mississippi…

« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

ils étaient sept, pas cinq, ni huit mais sept, sept comme les portes d’Acunlutar, dieu de la fournaise, sept comme le sommeil d’Estry la Belle et sept comme les origines de la vie…

De gauche à droite, le VieuxVieux Chaman, la Liseuse des Estoiles et X, le Fou.

C’était dans un monde. Sur une planète magnifique, époustouflante aux mille couleurs, incroyablement belle. Vous pouviez voir une forêt équatoriale avec des arbres gigantesque, sur lesquels on pouvait bâtir des maisons. De grandes feuilles, des fleurs qui servaient de parapluie, des lianes comme escaliers. Toutes les couleurs existaient à l’état naturel.

Les habitants aimaient la technologie et vivaient grâce à elle. Ils firent un pacte avec les arbres : ils fournissaient de quoi créer, développer les inventions des humains et ceux-ci donnaient de l’engrais, les cajolaient. Pour communiquer ce qu’ils voulaient aux arbres, ils chantaient. Le chant était un mélange de sons de la nature et de mots. Grâce à lui, les arbres produisaient d’eux-mêmes des habits tissés de leurs écorces, des toits de leurs vieilles branches.

Mais un jour, les humains s’aperçurent que le cri plutôt que le chant permettait de produire plus, plus vite. Ils développèrent alors une grande agressivité contre les arbres qui de terreur produisaient par jour des centaines d’habits, outils, objets!

Mais cette rudesse assécha la vie des arbres qui dépérissaient et finirent par mourir.

Petit à petit, tous les arbres de la planète pourrissaient sur place, enlevant aux humains tous leurs moyens de survie.

Avec cette pourriture ambiante, une forme de vie immonde se développa : un nuage de toxines qui dévorait toute la vie qu’elle soit végétale ou animale… Le nuage s’infiltrait dans les organismes et développait toute la pourriture des êtres vivants qui devenaient fous, méchants et cannibales.

Les humains tombaient par dizaines dans la toile maléfique du nuage toxique. Quelques survivants fuyaient vers des parties de la planète encore saines. C’est là que la Tribu commença à se former. D’irréductibles humains survivants. Ces individus recherchaient à travers leurs voyages le moyen soit de résorber le nuage soit de quitter la planète.

Ils étaient sept…le VieuxVieux Chaman, le Ragoûtmaître, la Liseuse des Estoiles, le Polyfaiseur, le Temposov, le Gardien et X le Fou… »

Le Labo de Ficelles a proposé aux enfants zet grands un voyage conté et improvisé. Le projet de la Tribu a donc trouvé corps lors de la Rue Aux Enfants où Stéphane Dudret, Raphaël Dirani et Louise Blanchot incarnaient trois nomades à la recherche d’une oreille bienveillante tandis qu’Émeline Porcu, Estelle Legros, Céline Baquié et Nina Blanchot tenaient un ateliers de bidouilles en matériaux de récupération qui évoquaient les pérégrinations des trois extraterrestres.Voici le sac poisson, design d’Émeline Porcu.

Voici le sac poisson, design d'Émeline Porcu

 

2 avis sur “La Rue Aux Enfants de la Tribu

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