L’empreinte du poireau // Meurtre en cuisine.

La semaine dernière Hélène et Louise C. m’ont lancé le défi suivant : réaliser une oeuvre picturale avec des légumes du jardin. Voici ma réponse.

1/ Réaliser un sacrifice humain sous le regard horrifié d’un rang d’oignons.

2/ Noyer un chou bruxellois qui a perdu la tête.

3/ Redonner des couleurs à une endive pâlichonne.

4/ Commencer le massacre.

 

5/ Contempler son oeuvre avec satisfaction.

6/ Considérer des futures possibilités de papier peint … ou de pot-au-feu.

Et je refile le poireau…heu la patate chaude à Chloé. Je la met au défi de réaliser des ornements (couronnes, colliers, bijoux …) à base de feuilles d’automne. Rendez-vous mardi prochain!

 

 

Rentrée parlementaire au Sénat galactique – souvenirs d’été

… Il était si en colère, et si impuissant, qu’il m’a juste hurlé : « prenez des vacances et ne revenez qu’après avoir dépensé tout cet argent ! »

−       Et tu as été où ?

−       Je suis rentré chez moi, et j’ai dit à ma Twi’lek, ma petite Cressinda d’amour, « Cressi, monte dans le vol-vite, on part en vacouilles ! » et elle a crié à nos enfants Marvulipe, Tournipelle, Claradégout, Jean-Jacques, faits vos valoches, on s’en va en vadrouille ! » et on est partis.

−       Et tu es parti où ?

−       Le chauffeur a foncé sur la voie galactique B86 sur au moins quatre cent cinquante débullomètres, tandis que les enfants jouaient au galaxopoly, et que je faisais une sieste dans le vestibule.

−       Ton Flanctère Trois-mille-quatre-cent a un vestibule ?

−       Je ne t’ai pas dit ! J’ai racheté un Pédaloum-deux-cent-quatre-vingt-dix-neuf pour moitié du prix sur le marché sénatorial !

−       Incroyable ! Et où as-tu été, avec ton Pédaloum-deux-cent-quatre-vingt-dix-neuf ?

−       Quand je me suis réveillé, j’étais dans un coin de la galaxie que je ne connaissais pas, quelque part entre Jupimède et Ganothon-la-brillante. J’ai demandé au chauffeur :

« où est la ceinture d’étoiles en cuir de vache? », et il m’a répondu :

« nous l’avons dépassé il y a deux bons éons. Vous voyez le tas de brillantinettes au fond à gauche de mon pare-brise-spatiale ? C’est la galaxie voisine, Nexodora-la-lointaine. Nous sommes près de la fontaine de Pluturne, entre le bras Andouillon et la nébuleuse du clown. » Et là, je commence à comprendre. Je lui dis

« Mon dieu… Mais alors cet hexagone géologique qui flotte en face, ne serait-ce pas…

Parfaitement. Tout ce qui reste de Mameloupre, la planète-Capitale, il y a longtemps dévastée…

−       Il n’y a que ça qui est resté… J’ai visité cette planète dans mon enfance… Je me revois, courant, les tentacules au vent, les patounes nues sous le pavé de gribois noir qui tapissaient les rues de la capitale, Malmomek-la-fameuse… J’étais aussi parti en randonnée dans les terres molles, visiter les villes saintes de Thelmalacalme, d’Ankoum-sur-marécage, de Duprée-l’ancienne. Et je me rapellerais toujours, l’éclat des coléoptères, l’air pur de la cambrousse, les plantations d’herbo-croate, de patatrousses, et de rutabac, l’odeur du moultelle quand on le laisse sécher, et le lait des broutraches… Et là dessus je fond en larme sur mon chauffeur.

−       Mille milliards de milles kopreckes mouillées !

−       Alors, pour ne pas perdre la face, je lui ai dit que j’avais attrapé lors d’un de mes voyages sur Pitosphère un parasite lacrymal qui faisait pleurer mes trois yeux de temps à autres.

−       Ohoh ! Malin ! Tu n’es pas sénateur pour rien !

−       Malheureusement, il ne m’a pas cru, et, en jurant par tout les Hauts du Panthéindivons, en se signant du triangle, du pouprocelle, et de la margattine, il se posa aussi vite que possible, et me laissa là-bas.

−       Tu ne t’es pas retrouvé sur Plancktête, par hasard ?

−       Non, mais c’était tout juste. Le spatiotruc dans lequel il nous a débarqué comme des bommes était infesté de Paparomions et les collonettes électroniques avaient été mangeotées par des capricornes-nains, on a du crapahuter deux béons et demis dans les pachydermes avant de pouvoir bigaller un space-taxi en space-stand. C’était délifourchon et de terribles vacouilles.

−       Oulala… Ces vacouilles ont pas l’air top, en effet. C’est un cadeau empoisonné, un peu à la Big-Slug-Jimmy défiant Mac’Arrhoony…

−       Exactement, le genre de cadeau qu’on ne peut refuser, mais qui vous dépète à la flagueulle, comme un poste de premier-directeur-trottiste.

−       Ouaip.

−       Ouaip.

−       Ouaip.

−       Ouaip.

−       Et toi tu es parti où en vacouilles ?

−       Oh…

−       Bah…

−       Méh…

−       Ah ! Dis !

−       Hey ! Oh ! Okay.

−       Ennnh ?

−       J’ai laissé ma Gogonne décider de l’itinéraire.

−       Hahaha ! Et alors ?

−       On va d’abord voir ses cousins sur Clèsse-la-Ronde, ils vivent à Protteville, entre Oug-la-mélancolique et Prim-sur-Avance, dans un petit bongalove très mignon avec vu sur la plère. De là on a fait une randonnée dans les Montagnes du Gougniafier, et dans la plaine-plate-et-plantée-de-plantes-plumées. Après nous avons pris la navette. Et nous sommes arrivés sur la lune rousse. Le cratère de Popliterne était en éruption, et c’était la fête de la soupe à la camomille.

−       Oh ! Fameux ! J’en ai tant entendu parler !

−       Oui, c’est une fête célèbre. Il y avait des chanteurs de Razz, de Clagga, et de Bégaie-dance-hall. Mais ma femme a abusé de D-koksion, et elle a fini rouflaquette à débourailler dans les prunelles du vice-princeiller-démunicipal. Alors nous avons dû fuir en charter, retour à Clèsse-la-Ronde. Et de là, comme le plan de ma Gogonne n’avait pas marché, je voulais me remettre à décider. J’ai proposé le rodéo-sauvage de Plantula-entre-les-galaxies, les courses d’astéroïdes dans la bretelle extérieur, les bars de New-New-New-New-Mérignac, les danseuses Minilèques du Costombras Central, elle voulait absolument aller retrouver sa mère à Veuz-Oul, et de là couper via le bras de Mérymède pour arriver chez ses oncles, des baratapeurs de montagne, qui travaillent entre les exploitations de brumure de Miranda-Caillouteuse et Miranda-Rocailleuse, et parfois aussi dans les mines de cailloux et de rocaille de Bégum-trop-tard.

−       D’où ?

−       Bégum-trop-tard.

−       Waw. Vous êtes partis vraiment loin.

−       J’ai réussi à attraper un cargo transportant du bactéroïde-fumant-basse-tension, et j’ai dû nettoyer les toilettes pour gagner mon droit de passage. J’ai laissé ma femme sur place. C’était des vacances horribles.

−       Tu sais, je te comprends… Pourquoi nous, qui travaillons toute la journée, à la sueur de nos fronts boursouflés, pour faire vivre cette grande union qu’est l’Union Intergalactique, nous n’avons pas droit à des vacances décentes ? Alors que nos cœurs, nos corps, nos âmes, sont tournés tous tout entiers vers la mission sainte qui nous a été confiée, de guider ce monde vers le progrès, la réussite, la richesse, et tout ça…

−       Il n’y a plus de justice…

Les sénateurs galactiques ont l’honneur de nominer Cécile pour ce nouveau défi : elle composera un petit sonnet bien tourné sur le thème « Biquette, ô ma biquette ».

Texte : sénateur Tristan, illustration : tentacule Nina.

Feue nouille.

Le fenouil.

Voir l’article de wikipédia.

Le fenouil est varié. Multiple. Polyvalent même. D’une compagnie très changeante, adapté à tout contexte social. Fenouil commun, doux, cultivé, passant par le fenouil bâtard ou encore cochon, légèrement poivré, marin ou d’eau douce. L’ambivalence, voilà le terme exa (les incultes l’écriront exaCT, mais c’est oublier sa gracieuse prononciation)

C’est un légume dangereux. Du genre vicieux. Parce que sachez-le, le fenouil est le seul légume qui fait perdre des calories. En d’autres termes, c’est le seul légume qui vous fera maigrir, ou qui vous mènera à la mort. Offrir un fenouil à quelqu’un n’est pas un cadeau mais un signe, significatif.

Nous avons observé une sorte rare de fenouil. L’accrocheur. Il vous observe et hop! se jette sur vous, c’est d’une violence psychologique et physique profonde qui laisse des séquelles chez les patients (voir photographies). Bref, le fenouil contagieux se greffe sur des parties de corps, se nourrit du sang, pour ne plus jamais repartir. In Cu Rable. Voyez plutôt ce qu’il advint d’une de nos patientes.

Perte de mobilité due au fenouil-greffe.

Perte de mobilité due au fenouil-greffe.

 

La vie quotidienne altérée par e fenouil greffeur.

La vie quotidienne altérée par le fenouil greffeur.

 

Trouver des repères, tomber dans la dépendance, vivre avec le fenouil.

Trouver des repères, tomber dans la dépendance, vivre avec le fenouil.

Repartir du bon pied, un fenouil à la main.

Repartir du bon pied, un fenouil à la main.

 

 

 

Merci à M.C et M.B. pour leur aide. Les muses ont parlé et désignent Tristan et Nina pour une collaboration sur le Sénat intergalactique dans Star Wars.

Première édition du festival du Labo de Ficelles !

Merci d’être venus nombreux au Labo règle ses contes, premier festival de notre collectif !

Si vous avez perdu votre pantoufle de verre et souhaitez remplir un formulaire,

Si vous voulez la recette du pain d’épice d’Hansel et Gretel (et celle du tajine aux panais),

Si vous avez un ogre à déclarer

Ou si vous souhaitez revoir en images et en sons toutes nos festivités, participer au collectif, en savoir plus sur nos futurs projets, nous laisser des messages

Venez vous balader sur notre site et notre page Facebook!

Bel été !

Les laborantins

 

 

 

 

Le Labo règle ses contes.

Une envie de divaguer?

Préparez votre SAMEDI 28 JUIN, le Labo va à la rencontre du merveilleux.

Accueilli par LE STENDHAL, 5 rue Stendhal, 75020 Paris

Festival d’été, festival des thés, beaucoup de projets : du chant, des expos, du théâtre, des ballades contées….

Venez nombreux, entraînez vos mirettes!

On vous en dit plus d’ici quelques semaines!

Samedi 14 Décembre ou comment boire du Vin Chaud en catimini…

Comme juillet est passé, l’été est fini et comme l’hiver, le Père Noël, l’angoisse du sapin arrivent, le Labo voulait concocter quelque chose…

Encore une soirée, cette fois au cœur de Paris, pour discuter, se rencontrer, commenter ce que vous allez:

  • Manger
  • Voir
  • Entendre
  • Toucher

Toujours dans l’idée d’une dynamique collective qui sert les projets individuels, qu’on est là pour mettre sa main à la pâte, le Labo  de Ficelles vous invite.

Oui, vous, vous tous, tout un chacun, celui qui est plus passionné par le cake aux olives que par la musique folk, celui qui a poussé la porte parce qu’il fait froid dehors, celle qui cherche désespérément ses cadeaux de Noël, de quoi se désaltérer, une chaise où s’asseoir, un amant, des câlins….

Le 14 Décembre, c’est tout ça, c’est surtout tout chaleureux, viendez donc!

La Bourse aux Projets!

Toute votre curiosité est bienvenue!

Idées en folie, boissonage, discutage et grignotages!

Le Samedi 19 octobre, Quai de VALMY (Paris 10e), le LABO DE FICELLES fait sa grande BOURSE AUX PROJETS!!!

Le principe:

- vous êtes artiste amateur ou bien professionnel et vous avez plein d’idées créatives mais vous les laissez s’évaporer par manque de temps, de moyens ou de personnes avec qui les réaliser?

- vous cherchez des opportunités et rêvez de rencontrer LA personne qui pourra enfin illustrer cette petite histoire que vous avez écrite? Ou bien LE musicien qui pourra agrémenter cette instru’ que vous traînez depuis longtemps?

-Vous avez déjà des projets aboutis mais cherchez un moyen d’exposer/de faire partager votre création?

=> Dans ce cas, la BOURSE AUX PROJETS est faite pour vous!!

// L’adresse complète et des informations supplémentaires seront communiquées par message privé à ceux qui confirmeront leur présence. /

La Grand-Mère

À la soirée du treize juillet deux mille treize, il y a avait un chat. Un petit chat qui racontait son histoire et quelle histoire pour ce chat douillet!

 

Imaginez un jardin décoré de fleurs et d’étoiles, habité par des âmes bienveillantes. La nuit est tombée et des images défilent sur un mur, une voix entourée de bougies commence alors…

« C’est dans une maison douillette, avec un bon feu de cheminée qui gronde et claque et pète. Et des coussins. Des coussins rouges et jaunes, avachis et confortables, comme le vieux pull qui traîne sur l’accoudoir et la casserole qui sent la confiture. Du douillet pas trop rangé mais très propre et très joli. C’est un chat qui vous le dit… »

Lors de la soirée itinérante, Louise Blanchot a présenté un conte qui s’accompagnait d’une vidéo -dont vous avez un extrait- projetée sur un mur.

La Rue Aux Enfants de la Tribu

Toujours ce 26 Mai 2013… au bord de la Seine au dents d’Ourcq sauvage et polissonne.

Voilà l’histoire, la vraie, celle qui a marqué la poussière d’étoiles de ses murmures, celle qui a révolté l’âme des tendres astéroïdes et qui a adouci la pluie de météorites aux alentours du Mississippi…

« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

ils étaient sept, pas cinq, ni huit mais sept, sept comme les portes d’Acunlutar, dieu de la fournaise, sept comme le sommeil d’Estry la Belle et sept comme les origines de la vie…

De gauche à droite, le VieuxVieux Chaman, la Liseuse des Estoiles et X, le Fou.

C’était dans un monde. Sur une planète magnifique, époustouflante aux mille couleurs, incroyablement belle. Vous pouviez voir une forêt équatoriale avec des arbres gigantesque, sur lesquels on pouvait bâtir des maisons. De grandes feuilles, des fleurs qui servaient de parapluie, des lianes comme escaliers. Toutes les couleurs existaient à l’état naturel.

Les habitants aimaient la technologie et vivaient grâce à elle. Ils firent un pacte avec les arbres : ils fournissaient de quoi créer, développer les inventions des humains et ceux-ci donnaient de l’engrais, les cajolaient. Pour communiquer ce qu’ils voulaient aux arbres, ils chantaient. Le chant était un mélange de sons de la nature et de mots. Grâce à lui, les arbres produisaient d’eux-mêmes des habits tissés de leurs écorces, des toits de leurs vieilles branches.

Mais un jour, les humains s’aperçurent que le cri plutôt que le chant permettait de produire plus, plus vite. Ils développèrent alors une grande agressivité contre les arbres qui de terreur produisaient par jour des centaines d’habits, outils, objets!

Mais cette rudesse assécha la vie des arbres qui dépérissaient et finirent par mourir.

Petit à petit, tous les arbres de la planète pourrissaient sur place, enlevant aux humains tous leurs moyens de survie.

Avec cette pourriture ambiante, une forme de vie immonde se développa : un nuage de toxines qui dévorait toute la vie qu’elle soit végétale ou animale… Le nuage s’infiltrait dans les organismes et développait toute la pourriture des êtres vivants qui devenaient fous, méchants et cannibales.

Les humains tombaient par dizaines dans la toile maléfique du nuage toxique. Quelques survivants fuyaient vers des parties de la planète encore saines. C’est là que la Tribu commença à se former. D’irréductibles humains survivants. Ces individus recherchaient à travers leurs voyages le moyen soit de résorber le nuage soit de quitter la planète.

Ils étaient sept…le VieuxVieux Chaman, le Ragoûtmaître, la Liseuse des Estoiles, le Polyfaiseur, le Temposov, le Gardien et X le Fou… »

Le Labo de Ficelles a proposé aux enfants zet grands un voyage conté et improvisé. Le projet de la Tribu a donc trouvé corps lors de la Rue Aux Enfants où Stéphane Dudret, Raphaël Dirani et Louise Blanchot incarnaient trois nomades à la recherche d’une oreille bienveillante tandis qu’Émeline Porcu, Estelle Legros, Céline Baquié et Nina Blanchot tenaient un ateliers de bidouilles en matériaux de récupération qui évoquaient les pérégrinations des trois extraterrestres.Voici le sac poisson, design d’Émeline Porcu.

Voici le sac poisson, design d'Émeline Porcu