Le Labo règle ses contes.

Une envie de divaguer?

Préparez votre SAMEDI 28 JUIN, le Labo va à la rencontre du merveilleux.

Accueilli par LE STENDHAL, 5 rue Stendhal, 75020 Paris

Festival d’été, festival des thés, beaucoup de projets : du chant, des expos, du théâtre, des ballades contées….

Venez nombreux, entraînez vos mirettes!

On vous en dit plus d’ici quelques semaines!

Le Noël du Labo.

En ce jour béni des dieux, le 14 Décembre de l’an 13 du deuxième millénaire, le Labo s’est vu submergé par une horde d’individus, de curieux, d’amicaux…

Lancement à 18 heures et moins quinze minutes… des hurluberlus étaient en avance ! Nous les avons fait fuir à coups de balais.
Nos invités déambulaient à travers la pièce se mirant avec les bijoux colorés de Kloy, lisant la tendre Histoire de la Petite Boule de Noël, admirant les points subtils des objets de Koboe et les traits graciles des dessins de Lajeunefille.

Leurs esprits étaient ensuite happés par les couleurs enivrantes et l’odeur captivante du buffet mitonné et servi par Pierrick et Sarah mais aussi par de petites mains, rappelons-nous les crêpes si vite disparues de Vincent, la courageuse tarte aux poires de Julien…

Menu
(non exhaustif, c’est dire si c’était bon)
*
Entrées
Salade fraîche relevée
Cakes salés à la courgette, au paprika
*
Plats
Une farandole de quiche aux marrons et au foie gras,
aux poireaux, au saumon fumé, aux girolles
*
Desserts
Pain d’épices
Brownie au chocolat
Tartes aux fruits
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Boisson
Vin blanc
Sirop de citron, jus de fruits
Vin chaud aux agrumes et à la canelle

 

Allocutions après allocutions, les curieux étaient invités à descendre des marches colimaçonnes afin de déguster des yeux les spectacles et l’exposition de dessins de Lajeunefille et les photos de Estelle.

D’abord une lecture douce et chantante du premier livre des éditions du Labo, écrit par Nina, lu par Louise C. qui poursuivait l’hypnose des spectateurs avec un conte de Noël de Paul Auster.

Louise B. arrive ensuite jouant l’histoire de ce chat douillet et avachi découvert en juillet dernier et laisse la scène pour un concert d’une heure de Pixie Rust, avec leurs compositions et des reprises de folk anglaise.

Enfin libérés, les paroles spectatrices se sont envolées pour commenter, conseiller, questionner tous ces laborantins.

« Parce que vous, êtes des spectateurs mais surtout des spect-Acteurs, qui refusent la consommation passive et qui créent cette dynamique collective » extrait d’une allocution de Louise B. révolutionnaire dans l’âme toujours très inspirée.

Le dernier pas de cette soirée fut la tombola « cadeau contre contact » où cinq personnes ont eu la chance de gagner des objets de la soirée.

En plus bref: deux expos, un marché de Noël, un chapeau, trois spectacles, des milliers de plats succulents et un vin chaud qui apaise les conflits internationaux, plus de 70 curieux, des commentaires par milliers, de la gentillesse, des sourires, de la convivialité, une bienveillance bien ficelée.

Le chapeau, grande star de la soirée doit être évoqué, grâce à vous, nous avons pu entrer dans tous nos frais et ça comprend même la limousine, le poney rose et le château en Espagne !

Merci à tous d’être venus !

Prochain rendez-vous, juillet !

 

Merci à toutes les petites mains et les grandes qui ont plié, soulevé, déplacé, prêté, choyé. Ouvert des portes avec leur carte d’identité, accroché des petites boules de Noël…

Il sera une fois…

En voilà une bonne idée !

Raconter des histoires, des bobards à n’en plus finir, de sempiternelles ritournelles d’un temps passé, au présent, futur ribambelle de mots, guirlandes de fables…

Mais où étaient-elles passées ? Enfouies, englouties dans les mémoires, engluées, enfermées dans le quotidien, évincées, obscurcies par la vie qui nous fait croire que nous sommes anodins.

Mais pas du tout !

Il sera une fois… est une association au cœur tendre et à l’âme chevaleresque, prête à écouter et faire parler tous ceux qui sont muets par habitude, partie pour faire entendre ces voix si lointaines et pourtant si exceptionnelles !

Son premier projet ?

¿Qué me cuentas?

Voyage au Pérou vers les enfants des campagnes et les jeunes dans la rue.

Soutenez ce projet de tissage de témoignages!

Les vœux de l’an 2014 d’Ariane Mnouchkine

« Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,

À l’aube de cette année 2014, je vous souhaite beaucoup de bonheur.

Une fois dit ça… qu’ai-je dit? Que souhaité-je vraiment ?

Je m’explique :

Je nous souhaite d’abord une fuite périlleuse et ensuite un immense chantier.

D’abord fuir la peste de cette tristesse gluante, que par tombereaux entiers, tous les jours, on déverse sur nous, cette vase venimeuse, faite de haine de soi, de haine de l’autre, de méfiance de tout le monde, de ressentiments passifs et contagieux, d’amertumes stériles, de hargnes persécutoires.

Fuir l’incrédulité ricanante, enflée de sa propre importance, fuir les triomphants prophètes de l’échec inévitable, fuir les pleureurs et vestales d’un passé avorté à jamais et barrant tout futur.

Une fois réussie cette difficile évasion, je nous souhaite un chantier, un chantier colossal, pharaonique, himalayesque, inouï, surhumain parce que justement totalement humain. Le chantier des chantiers.

Ce chantier sur la palissade duquel, dès les élections passées, nos élus s’empressent d’apposer l’écriteau : “Chantier Interdit Au Public“

Je crois que j’ose parler de la démocratie.

Être consultés de temps à autre ne suffit plus. Plus du tout. Déclarons-nous, tous, responsables de tout.

Entrons sur ce chantier. Pas besoin de violence. De cris, de rage. Pas besoin d’hostilité. Juste besoin de confiance. De regards. D’écoute. De constance.

L’État, en l’occurrence, c’est nous.

Ouvrons des laboratoires, ou rejoignons ceux, innombrables déjà, où, à tant de questions et de problèmes, des femmes et des hommes trouvent des réponses, imaginent et proposent des solutions qui ne demandent qu’à être expérimentées et mises en pratique, avec audace et prudence, avec confiance et exigence.

Ajoutons partout, à celles qui existent déjà, des petites zones libres.

Oui, de ces petits exemples courageux qui incitent au courage créatif.

Expérimentons, nous-mêmes, expérimentons, humblement, joyeusement et sans arrogance. Que l’échec soit notre professeur, pas notre censeur. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage. Scrutons nos éprouvettes minuscules ou nos alambics énormes afin de progresser concrètement dans notre recherche d’une meilleure société humaine. Car c’est du minuscule au cosmique que ce travail nous entraînera et entraîne déjà ceux qui s’y confrontent. Comme les poètes qui savent qu’il faut, tantôt écrire une ode à la tomate ou à la soupe de congre, tantôt écrire Les Châtiments.  Sauver une herbe médicinale en Amazonie, garantir aux femmes la liberté, l’égalité, la vie souvent.

Et surtout, surtout, disons à nos enfants qu’ils arrivent sur terre quasiment au début d’une histoire et non pas à sa fin désenchantée. Ils en sont encore aux tout premiers chapitres d’une longue et fabuleuse épopée dont  ils seront, non pas les rouages muets, mais au contraire, les inévitables auteurs.

Il faut qu’ils sachent que, ô merveille, ils ont une œuvre, faite de mille œuvres, à accomplir, ensemble, avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants.

Disons-le, haut et fort, car, beaucoup d’entre eux ont entendu le contraire, et je crois, moi, que cela les désespère.

Quel plus riche héritage pouvons-nous léguer à nos enfants que la joie de savoir que la genèse n’est pas encore terminée et qu’elle leur appartient.

Qu’attendons-nous ? L’année 2014 ? La voici.

PS : Les deux poètes cités sont évidemment Pablo Neruda et Victor Hugo »

 

Vœux d’Ariane Mnouchkine, metteure en scène et fondatrice du théâtre du Soleil, diffusés par Médiapart le 31 décembre 2013, lien vers l’article .


Samedi 14 Décembre ou comment boire du Vin Chaud en catimini…

Comme juillet est passé, l’été est fini et comme l’hiver, le Père Noël, l’angoisse du sapin arrivent, le Labo voulait concocter quelque chose…

Encore une soirée, cette fois au cœur de Paris, pour discuter, se rencontrer, commenter ce que vous allez:

  • Manger
  • Voir
  • Entendre
  • Toucher

Toujours dans l’idée d’une dynamique collective qui sert les projets individuels, qu’on est là pour mettre sa main à la pâte, le Labo  de Ficelles vous invite.

Oui, vous, vous tous, tout un chacun, celui qui est plus passionné par le cake aux olives que par la musique folk, celui qui a poussé la porte parce qu’il fait froid dehors, celle qui cherche désespérément ses cadeaux de Noël, de quoi se désaltérer, une chaise où s’asseoir, un amant, des câlins….

Le 14 Décembre, c’est tout ça, c’est surtout tout chaleureux, viendez donc!

La Bourse aux Projets!

Toute votre curiosité est bienvenue!

Idées en folie, boissonage, discutage et grignotages!

Le Samedi 19 octobre, Quai de VALMY (Paris 10e), le LABO DE FICELLES fait sa grande BOURSE AUX PROJETS!!!

Le principe:

- vous êtes artiste amateur ou bien professionnel et vous avez plein d’idées créatives mais vous les laissez s’évaporer par manque de temps, de moyens ou de personnes avec qui les réaliser?

- vous cherchez des opportunités et rêvez de rencontrer LA personne qui pourra enfin illustrer cette petite histoire que vous avez écrite? Ou bien LE musicien qui pourra agrémenter cette instru’ que vous traînez depuis longtemps?

-Vous avez déjà des projets aboutis mais cherchez un moyen d’exposer/de faire partager votre création?

=> Dans ce cas, la BOURSE AUX PROJETS est faite pour vous!!

// L’adresse complète et des informations supplémentaires seront communiquées par message privé à ceux qui confirmeront leur présence. /

La Grand-Mère

À la soirée du treize juillet deux mille treize, il y a avait un chat. Un petit chat qui racontait son histoire et quelle histoire pour ce chat douillet!

 

Imaginez un jardin décoré de fleurs et d’étoiles, habité par des âmes bienveillantes. La nuit est tombée et des images défilent sur un mur, une voix entourée de bougies commence alors…

« C’est dans une maison douillette, avec un bon feu de cheminée qui gronde et claque et pète. Et des coussins. Des coussins rouges et jaunes, avachis et confortables, comme le vieux pull qui traîne sur l’accoudoir et la casserole qui sent la confiture. Du douillet pas trop rangé mais très propre et très joli. C’est un chat qui vous le dit… »

Lors de la soirée itinérante, Louise Blanchot a présenté un conte qui s’accompagnait d’une vidéo -dont vous avez un extrait- projetée sur un mur.

La Rue Aux Enfants de la Tribu

Toujours ce 26 Mai 2013… au bord de la Seine au dents d’Ourcq sauvage et polissonne.

Voilà l’histoire, la vraie, celle qui a marqué la poussière d’étoiles de ses murmures, celle qui a révolté l’âme des tendres astéroïdes et qui a adouci la pluie de météorites aux alentours du Mississippi…

« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

ils étaient sept, pas cinq, ni huit mais sept, sept comme les portes d’Acunlutar, dieu de la fournaise, sept comme le sommeil d’Estry la Belle et sept comme les origines de la vie…

De gauche à droite, le VieuxVieux Chaman, la Liseuse des Estoiles et X, le Fou.

C’était dans un monde. Sur une planète magnifique, époustouflante aux mille couleurs, incroyablement belle. Vous pouviez voir une forêt équatoriale avec des arbres gigantesque, sur lesquels on pouvait bâtir des maisons. De grandes feuilles, des fleurs qui servaient de parapluie, des lianes comme escaliers. Toutes les couleurs existaient à l’état naturel.

Les habitants aimaient la technologie et vivaient grâce à elle. Ils firent un pacte avec les arbres : ils fournissaient de quoi créer, développer les inventions des humains et ceux-ci donnaient de l’engrais, les cajolaient. Pour communiquer ce qu’ils voulaient aux arbres, ils chantaient. Le chant était un mélange de sons de la nature et de mots. Grâce à lui, les arbres produisaient d’eux-mêmes des habits tissés de leurs écorces, des toits de leurs vieilles branches.

Mais un jour, les humains s’aperçurent que le cri plutôt que le chant permettait de produire plus, plus vite. Ils développèrent alors une grande agressivité contre les arbres qui de terreur produisaient par jour des centaines d’habits, outils, objets!

Mais cette rudesse assécha la vie des arbres qui dépérissaient et finirent par mourir.

Petit à petit, tous les arbres de la planète pourrissaient sur place, enlevant aux humains tous leurs moyens de survie.

Avec cette pourriture ambiante, une forme de vie immonde se développa : un nuage de toxines qui dévorait toute la vie qu’elle soit végétale ou animale… Le nuage s’infiltrait dans les organismes et développait toute la pourriture des êtres vivants qui devenaient fous, méchants et cannibales.

Les humains tombaient par dizaines dans la toile maléfique du nuage toxique. Quelques survivants fuyaient vers des parties de la planète encore saines. C’est là que la Tribu commença à se former. D’irréductibles humains survivants. Ces individus recherchaient à travers leurs voyages le moyen soit de résorber le nuage soit de quitter la planète.

Ils étaient sept…le VieuxVieux Chaman, le Ragoûtmaître, la Liseuse des Estoiles, le Polyfaiseur, le Temposov, le Gardien et X le Fou… »

Le Labo de Ficelles a proposé aux enfants zet grands un voyage conté et improvisé. Le projet de la Tribu a donc trouvé corps lors de la Rue Aux Enfants où Stéphane Dudret, Raphaël Dirani et Louise Blanchot incarnaient trois nomades à la recherche d’une oreille bienveillante tandis qu’Émeline Porcu, Estelle Legros, Céline Baquié et Nina Blanchot tenaient un ateliers de bidouilles en matériaux de récupération qui évoquaient les pérégrinations des trois extraterrestres.Voici le sac poisson, design d’Émeline Porcu.

Voici le sac poisson, design d'Émeline Porcu